Le 27 janvier 2026
nous avons dû prendre l’une des décisions les plus douloureuses qui soient : celle d’arrêter les soins et d’endormir Talys, à la Clinique universitaire de Liège, où il était hospitalisé depuis près d’un mois.
L’histoire de Talys est, hélas, celle d’un cheval marqué à vie par la surexploitation. Utilisé pendant des années en saut d’obstacles, son corps portait les stigmates de ces excès : tendons abîmés, boulets fragilisés, articulations usées.
À cela s’ajoutait un kératome ancien et très grave, profondément logé dans l’un de ses sabots.
Malgré des risques considérables, les vétérinaires de Liège ont décidé de tenter l’opération. L’intervention s’est bien déroulée, mais le pronostic est resté réservé dès le départ. Après son retour au refuge, Talys a continué de se battre. Et nous nous battions à ses côtés — pour lui offrir, enfin, la paix et la douceur qu’il n’avait jamais connues dans sa vie d’avant.
Mais malgré les soins quotidiens, son pied continuait à suinter.
Talys a dû être à nouveau hospitalisé. Il a été réopéré. Les semaines ont passé… sans amélioration. Pire encore, la douleur ne pouvait plus être contenue qu’avec de la morphine. Il ne lui restait presque plus de muraille au pied et, atteint de Cushing, plus rien ne laissait espérer une issue favorable.
C’est la mort dans l’âme que nous avons pris la décision de le laisser partir, pour mettre fin à sa souffrance.
Talys avait 26 ans.
Il avait été accueilli ici, au refuge, il y a 4 ans.
Un sincère merci à toute l’équipe médicale de la Clinique universitaire de Liège, pour son engagement, son professionnalisme et son humanité, et pour avoir tout tenté afin de lui donner une chance.
Merci également à toutes celles et ceux qui ont aidé à financer ses lourdes opérations chirurgicales.
Merci à ses marraines et parrains pour leur soutien indéfectible, leur présence et leur amour.
Talys, tu peux te reposer maintenant.
Tu ne souffres plus.